Auteurs : Rigobert Kabwita Kabolo Iko et Felly Lukunga Ngomba
Catégorie : Gouvernance, diplomatie et égalité
Publication : Revue Intelligence Stratégique, volume 2, numéro 3, janvier-mars 2019
La participation équitable des femmes et des hommes à la vie politique, diplomatique et sociale représente une condition importante du développement. En République démocratique du Congo, la question de la représentativité féminine demeure particulièrement importante dans les institutions chargées de la prise de décision et de la conduite des relations internationales.
L’étude de Rigobert Kabwita Kabolo Iko et Felly Lukunga Ngomba analyse les implications de l’approche genre dans la diplomatie congolaise. Elle s’intéresse notamment aux facteurs socioculturels, politiques et économiques qui influencent la participation des femmes à la vie publique, aux processus électoraux ainsi qu’aux mécanismes de consolidation de la paix.
Malgré l’existence de textes nationaux et internationaux favorables à l’égalité entre les sexes, les femmes congolaises restent insuffisamment représentées dans les structures diplomatiques et politiques. Les auteurs mettent notamment en évidence le poids des traditions, les discriminations institutionnelles, les difficultés d’accès aux postes de responsabilité et la faible prise en compte des femmes dans l’élaboration de la politique étrangère.
Pourtant, les femmes jouent un rôle déterminant dans la prévention des conflits, la médiation, la reconstruction des communautés et la recherche de solutions durables. Leur participation effective permettrait d’élargir les perspectives prises en compte dans les décisions publiques et d’améliorer la représentativité des institutions congolaises.
L’étude recommande donc de renforcer la formation des femmes, de garantir une application effective du principe de parité et de faciliter leur accès aux fonctions diplomatiques et politiques. Il est également nécessaire de combattre les pratiques discriminatoires et d’intégrer systématiquement l’approche genre dans les politiques publiques et la diplomatie de la RDC.




